Revue du plan d'austérité par le détail
Le Gouvernement escompte bien renflouer les caisses de l'Etat et diminuer significativement les dépenses publiques avec les orientations budgétaires qu'il propose. Petit tour d'horizon de ce qui vous attend en 2012.
Un sévère tour de vis. Fini le temps des avantages fiscaux à qui en voudra, l'heure est au serrage de ceintures, aux économies. Pour ce faire, l'Etat souhaite instaurer une série de mesures dont voici un petit rappel :
Taxe sur les hauts revenus
Cette mesure a fait grand bruit, bon nombre d'élus dénonçant son caractère « passager », il s'agit de la contribution exceptionnelle des plus hauts-revenus. Comprenez par hauts-revenus, le contribuable qui gagne plus de 500 000 euros par an, ou un million d'euros pour un couple. Ils se verront donc taxer à hauteur de 3% sur la partie des revenus supérieure à ces seuils. Un seuil jugé trop haut pour beaucoup d'élus qui souhaitent notamment l'abaisser à 250 000 euros. Cette taxation est qualifiée par l'Etat, « d'exceptionnelle » car entrera en vigueur sur les revenus 2011 mais devrait disparaître dès que le déficit public s'affichera en dessous de 3%...et si les calculs du Gouvernement sont bons, ce devrait être le cas en 2013.
Coup de rabot sur les niches fiscales
Ce plan d'austérité budgétaire présenté en août dernier par le Premier Ministre, François Fillon porte un coup de rabot sévère aux niches fiscales, jugées trop onéreuses par l'Etat. Elles vont toutes globalement perdre 10% sur leurs avantages fiscaux. Mesure phare de ces niches fiscales, le dispositif Scellier (qui permet des réductions d'impôt dans le cadre d'un investissement locatif) devrait notamment passer à 14% son taux de réduction d'impôt et ne concerner que les logements « verts », dits BBC (Bâtiment Basse Consommation), et ce, dès le 1er janvier 2012.
Chambres de bonne taxées
Souhaitant remettre un peu d'ordre dans le secteur de la location des petits surfaces, les fameuses chambres de bonne, le Gouvernement a décidé de taxer tous les surfaces inférieures à treize mètres carrés et dont les loyers seraient au dessus d'un plafond de prix au mètre carré fixé par décret. Ce loyer « plafond » sera par exemple de 40 euros/m2 sur Paris et cette taxation s'échelonnera entre 10% et 40% en fonction du dépassement de ce dernier.
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