2012, année de l'austérité
Le Président de la République, Nicolas Sarkozy aurait sans aucun doute préféré que les derniers mois de son mandat se terminent dans un contexte économique plus favorable. Face à une conjoncture européenne difficile, la France doit aujourd'hui réagir. Ainsi, un plan d'austérité budgétaire est proposé par le Gouvernement. En voici la teneur.
Conserver le fameux AAA. Pas une obsession mais une nécessité. Les marchés s'affolent, l'Europe tente de garder son calme mais des mesures se révèlent comme impératives pour éviter que le bateau ne chavire. Ainsi, la ministre du Budget, Valérie Pécresse, et le ministre de l'Economie, François Baroin viennent-ils de présenter un plan afin non seulement de rester dans les rails des engagements pris envers la Commission européenne mais aussi d'éviter un emballement néfaste de la machine économique au niveau européen, et pas seulement.
Calmer les marchés et rassurer Bruxelles
Le Gouvernement refuse de parler d'austérité, mais ce plan a tous les atours d'une politique budgétaire de rigueur ou chaque dépense est minutieusement comptée. Au menu, une série de mesures qui visent à ramener le déficit public à 4,5% en 2012, puis 3% en 2013 contre 5, 7% aujourd'hui. Les finances sont donc dans le rouge, fortement impactées par la crise de 2008 et mises à mal par des bourses qui font aujourd'hui le yo-yo, soufflant le chaud et le froid, et une crise de la dette sans précèdent qui fragilise par effet de dominos toute l'Europe. Mais il semble en falloir plus pour décourager les politiques français qui témoignent une certaine assurance et conviction pour livrer bataille. Valérie Pécresse et François Baroin, assoient la réussite de ce plan budgétaire pour 2012 en tablant notamment sur une progression du PIB sur les deux prochaines années d'environ 1,75 % par an. Ils s'appuient également sur les 45 milliards que devraient rapporter le plan de réduction des dépenses présenté par le Gouvernement fin août.
Un plan d'austérité irréaliste pour certains
Certains économistes jugent cette estimation irréaliste au regard du contexte économique et des efforts qui vont être demandés aux ménages et notamment la classe moyenne, qui représente, selon leurs termes « le gros de la masse ». D'aucuns prévoient plutôt un ralentissement de l'activité économique, un recul des investissements, de l'épargne et de la consommation avec le projet de loi de finances 2012, véritable plan de restriction des dépenses, annoncé par le Premier Ministre, François Fillon dernièrement. Reste maintenant à voir si le Chef de l'Etat élu en mai prochain conservera les orientations préconisées par le Gouvernement actuel.
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