Quel avenir pour le Scellier ?
Certains annoncent sa perte, d'autres lui prédisent de beaux jours. Le dispositif Scellier divise mais pour le député UMP Gilles Carrez, son efficacité ne fait aucun doute même s'il y voit une mesure coûteuse pour l'Etat.
Permettant d'obtenir des réductions d'impôt non négligeables dans le cadre d'un investissement locatif, le dispositif Scellier est vu d'un bon œil par Gilles Carrez. Dans le cadre d'un rapport établi par la Commission des Finances et portant sur l'application des mesures fiscales françaises, le député ne tarit pas d'éloges à l'égard de ce produit de défiscalisation qu'il juge « très efficace » car il a permis la réalisation de 170 000 logements en 2009 et un peu plus de 75 000 d'ici fin décembre 2012, un ralentissement de constructions en Scellier lié notamment à la baisse de la réduction d'impôt. Celle dernière est actuellement de 22% ou de 13 % selon les performances énergétiques du logement et passera à 18% et 9% en 2012...
Un dispositif onéreux
Si Gilles Carrez souligne les effets positifs du Scellier sur le marché de l'immobilier et le coup de pouce ainsi donné au Bâtiment, il pointe toutefois du doigt son coût pour l'Etat : 45 000 euros en moyenne par investissement. Il propose donc une révision à la baisse, « de 2,3 milliards d'euros pour 60 000 logements" à "1,2 milliard pour 45 000 logements ou plus ». Comment ? En réduisant sans aucun doute la marge de défiscalisation. La perte de vitesse du Scellier est déjà amorcée, chronique d'une mort annoncée ?
Sur le même sujet...
- 13 janv. 2012
- 19 déc. 2011
- 22 nov. 2011
- 18 oct. 2011
- 4 sept. 2011



