L'Insee conteste l'idée d'une bulle immobilière

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Le centre d'analyse stratégique assurait il y a quelques jours encore une situation de bulle immobilière. L'Insee, tout en s'appuyant sur les mêmes données statistiques, dément. Qui croire ?

Un pavé dans la mare. Alors que nous lisons ci et là qu'une bulle immobilière existe, sentiment renforcé par la note publiée il y a quelques jours par le CAS (Centre d'analyse stratégique) qui confirme cette hypothèse, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), tranche dans le vif du sujet en affirmant le contraire.

Si pour les premiers, les prix vertigineux qu'affiche depuis plusieurs mois le marché de l'immobilier sont dus, entre autres, à une spéculation intensive, les seconds contestent cette analyse. L'Insee a en effet une tout autre analyse de la conjoncture. Pour l'institut, point de bulle. L'envolée des prix, qui ont tout de même doublé en seulement dix ans, s'explique selon l'Insee, en grande partie par la rareté des biens, «  On est plus du côté de la sphère réelle de l'économie et de la rareté physique que du côté de complications financières », explique le Directeur Général de l'Insee, Jean-Philippe Cotis.

Alors à quelle analyse doit-on accorder du crédit ? Difficile à dire, d'autant que le CAS reconnaît que l'on peut prouver l'existence d'une bulle immobilière qu'à partir du moment où elle éclate...