Immobilier : Les taux resserrent les prix
Avec des taux d’intérêts à la hausse, les prix des logements sont revus à la baisse et le nombre de transactions ralentit. Seul le neuf tire son épingle du jeu.
Lentement mais sûrement. A mesure que les taux immobiliers reprennent de la vigueur, les prix de l'immobilier freinent leur envolée. Après des mois de flambée des prix, avec même un record historique du prix au mètre carré dans l'ancien à Paris, le marché de l'immobilier affiche pour la première fois des signes de sagesse. Mais l'enfant terrible garde encore des terrains de jeu où il s'emballe encore : Paris et la région Ile-de-France. Pour calmer les ardeurs d'un marché capricieux, rien de tel que des taux immobiliers à la hausse. Mais si les prix baissent, les possibilités du porte-monnaie aussi. Alors que les taux ont entamé leur remontée depuis le mois de janvier 2011, les effets s'en font déjà ressentir. Les prix ont reculé mais les ventes aussi, celles-ci ont enregistré une chute de 3% ces trois derniers mois en comparaison avec la même période l'année dernière.
L'ancien accuse le coup
Des taux historiquement bas au troisième et quatrième trimestres 2010, des aides à l'accession à la propriété et des mesures fiscales incitatives furent autant de leviers pour re-dynamiser le secteur immobilier, sacrément ébranlé par la crise. Aujourd'hui, les taux de prêts immobiliers avoisinent une moyenne de 4,5 % et enregistrent une hausse de +40 centimes d'euros en quelques mois. « Une hausse de 1% des taux entraîne une baisse de 7% de la demande », explique le Directeur Général Délégué au Crédit Foncier, Thierry Dufour dans le quotidien économique Les Echos. Des prix revus à la baisse, moins de transactions, des délais de vente plus longs... l'impact de la remontée des taux est non négligeable. Seul s'en sort le neuf, boosté par le nouveau prêt à taux zéro (PTZ+) qui facilite l'accession à la propriété aux primo-accédants.
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