Haro sur le diagnostic de performance énergétique

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Le diagnostic de performance énergétique  (DPE) à est nouveau critiqué par UFC-Que choisir. L'Union fédérale des Consommateurs évoque, après s'être attentivement penchée sur le sujet, une classification erronée, une facture énergétique sous-estimée et jugent les résultats de ce diagnostic pour le moins aléatoires. Elle réclame donc un cadre juridique plus strict et le Gouvernement promet quant à lui pour avril, un « plan de fiabilisation ».

Simple donnée informative remise lors de la signature du compromis de vente ou du bail, le résultat du diagnostic de performance énergétique est, depuis janvier 2011, obligatoirement apposé sur l’annonce de vente ou de location d’un bien. Classé en 7 catégories (A à G)  il donne une estimation du coût énergétique du logement, et, donnée non négligeable pour les primo-accédants, conditionne le montant du  PTZ+ (le nouveau prêt à taux zéro). Il est également important de préciser qu'il n’a, aucune valeur juridique. Pas de recours donc en cas de litige. C'est donc bien là une porte ouverte à de possibles escroqueries...

Or, l’UFC le souligne, des divergences existent d’un contrôleur à l’autre. Erreur d’appréciation ou pression du vendeur désireux de mettre en valeur son bien, l’enquête le révèle : la fiabilité du classement laisse à désirer. Il est urgent que les pouvoirs publics sécurisent le système et engagent, en cas de résultat erroné, la responsabilité de l'entreprise qui aura effectué le diagnostic de performance énergétique.