Tendances du marché immobilier en 2011

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Reprise, es-tu là ? A force de lire et d'entendre tout et son contraire, on ne sait plus quoi penser du marché de l'immobilier. Les notaires apportent un éclairage important sur la situation de ce secteur. L'ancien connaît une embellie, le neuf affiche une évolution en demi-teinte et 2011 promet des sautes d'humeur.

Les indicateurs de l'INSEE parlent d'eux-mêmes : la reprise du marché immobilier est bel et bien amorcée. Pour l'ancien, c'est acquis. Pour le neuf, les professionnels naviguent à vue. La note de conjoncture immobilière des Notaires de France met en effet en exergue une forte augmentation des prix dans l'ancien. Ces derniers ont affiché une flambée des prix de + 8,5 % sur la seule année 2010, tant pour les appartements que pour les maisons. Mais cela n'a aucunement été un frein aux transactions, puisque pour 2010, pas moins 800 000 ventes ont été réalisées contre 590 000 l'année précédente. Si l'Ile de France et les grandes villes de province sont le théâtre de cette évolution à la hausse, les notaires soulignent qu'en coulisse, certains territoires comme le Limousin, le Cantal ou encore le Gard ont enregistré des baisses de prix, parfois conséquentes (jusqu'à -13,5 % dans le Cantal), par rapport à 2009. Le neuf n'a pas à pâlir des performances de son aïeul, les ventes de logements neufs ont en effet explosé en 2010 pour atteindre le chiffre de 113 000 chantiers, flirtant alors avec une augmentation de l'ordre de 7% par rapport à 2009. La note de conjoncture des notaires attire toutefois l'attention sur la disparité qui caractérise ces données. Si les régions de Champagne-Ardenne, Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes ont connu une hausse de prix dans le neuf de + 10 %, leurs consœurs la Picardie, la Bourgogne, l'Auvergne et le Langedoc-Roussilon font grise mine côté prix.

2011, une reprise en fanfare ou pas de quoi fanfaronner ?

On s'y perd un peu dans ce marasme d'informations contradictoires. Certains, à grand renfort d'articles d'analyses, conjuguent le marché de l'immobilier à la hausse, tant en termes de prix que de ventes. On nous martèle que les prix n'ont jamais été aussi élevés, que l'essoufflement se conjugue quant à lui au passé. On nous assure aussi que dorénavant il faut tabler sur un marché ultra tendu, en raison d'une offre inférieure à la demande, avec des prix dépassant parfois l'entendement, notamment à Paris et dans les grandes villes. D'autres nous laissent entrevoir le contraire, tirant les perspectives d'une morosité stagnante en raison notamment de l'augmentation des taux d'intérêt – et c'est bien là une certitude- et d'une réduction des aides fiscales à l'approche de la réforme de la fiscalité du patrimoine.

Alors qui, que croire ? Les notaires jouent des pointes, mais dissertent sur du concret. Au regard des compromis de vente signés en fin d'année 2010, ils peuvent sans crainte annoncer un début d'année 2011 caractérisé par une augmentation des prix au m2, principalement à Paris et dans les grandes villes de province. Pour la suite, la note stipule qu'il est « erroné de pronostiquer », difficile d'évoquer l'évolution des prix dans un marché si différent d'une région à une autre. Toutefois, la note des notaires table sur une légère augmentation des prix, plus importante dans l'ancien que dans le neuf et une stabilisation des ventes de logements neufs, notamment en raison des modifications du paysage fiscal avec le nouveau PTZ+ et un Scellier moins avantageux.