Depuis le 1er janvier 2006, l'indice des loyers, aussi appelé l'indice INSEE, est publié chaque trimestre. Il sert de base pour la révision des loyers des logements soumis à la loi du 6 juillet 1989.
Au lieu de se faire en fonction de la variation de la moyenne sur quatre trimestres de l'indice du coût de la construction établi par l'INSEE, la révision des loyers se fait en fonction de l'indice trimestriel de référence des loyers. Cet indice est constitué pour 60% de l'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers, pour 20% de l'indice du coût de la construction, et pour 20% de l'indice des prix des travaux d'entretien et d'amélioration du logement.
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En niveau |
Évolution en % |
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2011 |
119,69 |
+1,60 |
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2010 |
117,81 |
+ 0,09 |
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2009 |
117,70 |
+ 2,24 |
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2008 |
115,12 |
+ 1,81 |
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2007 |
113,07 |
+ 1,44 |
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2006 |
111,47 |
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Cas d'un contrat de location signé le 1er novembre 2005, contenant une clause de révision annuelle du loyer à la date anniversaire du bail, en fonction de la moyenne sur quatre trimestres de l'ICC du 4ème trimestre 2005 (date de référence du dernier indice connu à la date de signature du bail).
Au 1er novembre 2008, la révision se fait de la façon suivante :
Loyer mensuel de 2008 x 117,03 (IRL du 3ème trimestre 2008) / 111,01 (IRL du 4ème trimestre 2005) = nouveau loyer
L'indice des loyers INSEE s'applique sans qu'il soit nécessaire de modifier la clause de révision prévue par le bail.
Concernant la revalorisation des loyers, la réglementation en vigueur indique :
« Lorsque le contrat de location prévoit la révision du loyer, celle-ci intervient chaque année à la date convenue entre les parties ou, à défaut, au terme de chaque année du contrat. L'augmentation du loyer qui en résulte ne peut excéder la variation de l’indice de référence des loyers publié par l'Institut national de la statistique et des études économiques. À défaut de clause contractuelle fixant la date de référence, cette date est celle du dernier indice publié à la date de signature du contrat de location. »
Le loyer peut être donc augmenté chaque année, à la date indiquée dans le contrat de location ou à défaut, à la date anniversaire du contrat. Toutefois, le loyer n'est révisé chaque année que si une clause du bail le prévoit. En l'absence d'une clause de révision, le loyer restera le même pendant toute la durée du bail.
Par ailleurs, une augmentation du loyer peut être réalisée à l'occasion du renouvellement du bail, lorsque le loyer est manifestement sous-évalué par rapport à celui des logements comparables du voisinage.
Cas d'un contrat de location de 1 200 € signé le 1er novembre 2005, contenant une clause de révision annuelle du loyer à la date anniversaire du bail, en fonction de la moyenne sur quatre trimestres de l'ICC du 4ème trimestre 2005 (date de référence du dernier indice connu à la date de signature du bail).
Au 1er novembre 2008, la révision se fait de la façon suivante :
1 200 x 117.03 (IRL du 3ème trimestre 2008) / 111.01 (IRL du 4ème trimestre 2005) = 1 265 €
L'augmentation du loyer sera donc de 65 euros et Mr Durand pourra le revaloriser selon l'indice INSEE à chaque date anniversaire du bail.
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Indice de référence des loyers |
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| Trimestre 1 | Trimestre 2 | Trimestre 3 | Trimestre 4 | |
| 2008 | 115.12 INSEE 16.04.08 |
116.07 INSEE 17.07.08 |
117.03 INSEE 15.10.08 |
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| 2007 | 113.07 INSEE 14.02.08 |
113.37 INSEE 14.02.08 |
113.68 INSEE 14.02.08 |
114.30 INSEE 14.02.08 |
| 2006 | 111.47 INSEE 14.02.08 |
111.98 |
112.43 |
112.77 |
| 2005 | 109.64 INSEE 14.02.08 |
110.08 INSEE 14.02.08 |
110.57 INSEE 14.02.08 |
111.01 INSEE 14.02.08 |
| 2004 | 107.80 INSEE 14.02.08 |
108.28 INSEE 14.02.08 |
108.72 INSEE 14.02.08 |
109.20 INSEE 14.02.08 |
| 2003 | 106.17 INSEE 14.02.08 |
106.61 INSEE 14.02.08 |
107.06 INSEE 14.02.08 |
107.49 INSEE 14.02.08 |
| 2002 | 105.61 INSEE 14.02.08 |
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Depuis 1998 les propriétaires bailleurs peuvent bénéficier du régime "micro foncier".Ce système ultra simplifié de déclaration s'applique automatiquement, sauf option contraire, aux propriétaires bailleurs qui perçoivent moins de 15 000 euros par an.
Les contribuables concernés ne peuvent donc plus imputer aucune charge puisqu'ils bénéficient d'un abattement forfaitaire global. Cela permet d’éviter de remplir la déclaration de revenus immobiliers (déclaration 2044).
Le total annuel des revenus bruts fonciers encaissés par le foyer fiscal doit être inférieur à 15.000 euros (hors TVA).
Il n'est pas tenu compte des provisions pour charges payées par le locataire, ni des contributions sur les loyers (ancien droit de bail, taxe additionnelle, etc.).
Le plafond est apprécié en tenant compte de l'ensemble des loyers encaissés au cours de l'année.
Le propriétaire ne peut donc pas bénéficier du "micro-foncier" s'il perçoit des loyers de biens immobiliers relevant des régimes spéciaux :
Les revenus fonciers doivent être imposés selon le régime de droit commun (régime réel).
Le propriétaire peut formuler une option pour le régime réel d'imposition au moment de la déclaration de revenus.
Cette option est irrévocable pendant une période de trois ans et se renouvelle ensuite tacitement pour la même période. Elle est intéressante que si le propriétaire a effectué des travaux non couverts par la déduction forfaitaire de 14% et dépassent 26% (40%-14%) du montant de son revenu foncier brut.
Le régime réel d’imposition vous permet de déduire un certain nombre de charges de votre revenu foncier.
Il s’applique de plein droit au contribuable dont le revenu foncier excède 15 000 € (voir le régime micro-foncier) ou sur option dans le cas inverse.
Vous serez amené à déposer une déclaration spécifique de revenus fonciers N°2044.
Les charges déductibles du revenu brut, acquittées effectivement au cours de l’année d’imposition, comprennent:
Le contribuable placé de plein droit sous le régime du micro foncier peut opter pour le régime réel d’imposition.
Il y a déficit foncier, lorsqu’au cours d’un même l’année les charges déductibles sont supérieures au revenu foncier brut.
Vous ne pouvez imputer le déficit constaté que sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.
La déduction du déficit foncier du revenu global est possible lorsqu’il résulte de dépenses autres que les intérêts d’emprunt et dans la limite de 10 700 €.
Lorsque le revenu global est insuffisant pour absorber le déficit foncier, l’excédent est imputable sur les revenus globaux des 6 années suivantes.
La fraction de déficit supérieur à 10 700 € ainsi que celle résultant des intérêts d’emprunt est déduite dans les conditions de droit commun sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.
L’imputation des déficits fonciers sur le revenu global n’est définitivement acquise que si le contribuable maintien l’affectation de l’immeuble à la location jusqu’au 31 décembre de la 3ème année suivante.
(Sauf décès, invalidité, perte d’emploi du contribuable ou de son conjoint, expropriation pour cause d’utilité publique).
Certaines dépenses ou investissements dans la résidence principale donnent droit à des réductions d'impôts :
On sait que le taux réduit de TVA (5,5%) s'applique à l'ensemble des travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien, ainsi qu'à la fourniture des équipements et matières premières nécessaires, à l'exception de certains gros équipements. A savoir : les gros appareils de chauffage installés dans des immeubles collectifs (chaudière, cuve à fioul, citerne à gaz, pompe à chaleur), les saunas et hammams, les ascenseurs, etc.
Si ces gros équipements sont fournis dans le cadre de travaux affectant la résidence principale du contribuable et payés entre le 1er janvier 2003 et le 31 décembre 2005, celui-ci bénéficie d'un "crédit d'impôt". Le bénéfice du dispositif est accordé non seulement aux propriétaires mais aussi aux locataires, aux usufruitiers, et aux occupants à titre gratuit. En principe, le logement doit être achevé depuis plus de deux ans.
Quand les travaux concernent des locaux mixtes affectés principalement à l'habitation principale, l'ensemble des dépenses est pris en compte.
La Loi de Finances 2001 a étendu le crédit d'impôt aux équipements de production d'énergie utilisant une source d'énergie renouvelable installée dans les logements individuels. A savoir : équipements de chauffage et de fournitures d'eau chaude ou d'électricité fonctionnant à l'énergie solaire, éolienne, hydraulique; pompes à chaleur; équipements de chauffage et de fournitures d'eau chaude ou d'électricité fonctionnant au bois, tels que poêles, foyers fermés, inserts des cheminées intérieures et chaudières.
L'équipement en question doit être vendu par l'entreprise qui procède à son installation et ne peut être acquis seul par le particulier. Aucune condition d'ancienneté du logement n'est exigée pour ce type d'équipements.
La Loi de Finances 2002 a étendu le crédit d'impôt à l'achat de matériaux d'isolation thermique et d'appareils de régulation de chauffage, fournis dans le cadre de travaux éligibles au taux réduit de TVA. Les dépenses prises en compte sont celles effectuées du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2005 et le logement doit avoir plus de deux ans.
Les matériaux d'isolation doivent être posés sur les planchers sur sous-sol ou vide sanitaire, les toitures sur combles, les toitures-terrasses, les murs en façade ou en pignon, les portes extérieures.
Ouvrent ainsi droit au crédit d'impôt
Ouvrent droit au crédit d'impôt
Ouvrent droit au crédit d'impôt les frais d'installation d'équipements spécialement conçus pour les personnes âgées ou handicapées, effectuées du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2005. Aucune condition d'ancienneté du logement n'est exigée.
Le crédit d'impôt est égal à 15% (ou 25% pour les travaux liés aux personnes âgées ou handicapées) du montant total TTC des dépenses d'acquisition facturées, prises dans la limite de certains plafonds.
Ces plafonds sont de 4 000 euros pour une personne seule ou 8 000 euros pour un couple, augmenté de 400 euros pour le premier enfant et chaque personne à charge (autre que les enfants), 500 euros pour le second enfant et 600 euros par enfant à compter du troisième.