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Le ralentissement des prix immobiliers et l'augmentation des loyers invendus ne préfigurent pas d'un retournement de cycle", analyse la direction des études économiques d'HSBC France, en s'appuyant sur deux indicateurs : "l'indice de solvabilité des ménages" et "la prime de risque d'un investissement résidentiel". Les conditions de financement favorables (faibles taux d'emprunt immobilier) et l'allongement de durée de remboursement des prêts ont permis aux ménages de rester solvables. L'encours de la dette des ménages représente désormais 70 % de leur revenu disponible, mais les économistes estiment que cette dette immobilière est "saine car elle a permis d'acquérir du capital et présente ainsi une garantie". De plus, les prix immobiliers "sont certes élevés, mais ne sont pas surélevés". La forte demande de logements qui s'est traduite par une hausse des loyers dans les années 90 et la baisse des taux d'intérêt a justifié un accroissement plus rapide des prix immobiliers que des loyers. En outre "la prime de risque d'un investissement résidentiel" (différence entre le rendement d'un achat immobilier, fonction du loyer, des prix et du taux de dépréciation du capital immobilier, et le rendement d'un actif sans risque) est encore positive. "La rentabilité de l'achat d'un bien immobilier résidentiel reste supérieure à celle d'un actif sans risque".
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