Si les trois quarts des Français sont favorables au principe du RSA (le revenu de solidarité active), son mode de financement fait moins l'unanimité. Selon un sondage Ifop, 61 % des personnes interrogées sont défavorables à la taxe annuelle de 1,1% sur les revenus du patrimoine (loyers) et de placement (assurances-vie, actions) qui doit financer le RSA. En pleine crise du pouvoir d'achat, la nouvelle taxe fait grimacer, surtout les employés (70 %) et les ouvriers (65 %), mais aussi plus de la moitié (51 %) des professions libérales, et des cadres supérieurs.